L’essentiel à retenir
- Colocation s’écrit avec un seul « l » ; collocation (deux l) est un terme de linguistique.
- La loi ALUR de 2014 encadre la colocation et plafonne le dépôt de garantie à un mois de loyer.
- Le bail commun engage solidairement tous les colocataires au paiement du loyer.
- La colocation réduit le loyer et permet de partager les charges entre colocataires.
La réponse est nette : colocation s’écrit avec un seul « l ». Le terme « collocation » (deux l) appartient au domaine de la linguistique et désigne l’association naturelle de deux mots dans une langue. La colocation — partager un logement entre plusieurs personnes — s’écrit bien avec un seul « l ». C’est ce terme qui figure dans les contrats de bail, les textes de loi et les annonces immobilières en France.
Collocation ou colocation : quelle est la bonne orthographe ?
La confusion vient du fait que les deux mots se prononcent presque de façon identique. Mais leur sens diverge totalement. Collocation (avec deux « l ») est un terme de grammaire et de lexicologie. Il désigne la tendance de certains mots à apparaître ensemble dans une langue, comme « forte chaleur », « commettre une erreur » ou « prendre une décision ». C’est un concept central dans l’apprentissage des langues étrangères, enseigné dans les cours de linguistique appliquée.
Colocation (avec un seul « l ») vient de la contraction de « co-location », c’est-à-dire une location partagée. Ce terme désigne le fait pour plusieurs locataires de louer ensemble un même logement, chacun disposant d’une chambre privative tout en partageant les parties communes — salon, cuisine, salle de bain. La loi ALUR du 27 mars 2014 a formellement encadré ce mode de location, et c’est bien le mot « colocation » qui y figure noir sur blanc.
Dans un bail, une annonce immobilière ou une correspondance officielle avec un propriétaire, l’orthographe correcte reste colocation avec un seul « l ». Cette précision évite toute ambiguïté, surtout dans des documents à valeur juridique. Si vous tapez « collocation » dans un moteur de recherche pour trouver un logement partagé, Google vous comprend — mais le droit français, lui, ne connaît que la colocation.
Qu’est-ce que la colocation, concrètement ?
La colocation est un mode de location dans lequel plusieurs personnes — les colocataires — occupent ensemble un même logement qui constitue leur résidence principale. Chacun dispose généralement d’une chambre privative, et les espaces communs sont partagés. Le loyer et les charges sont divisés entre les occupants, ce qui rend ce type de logement particulièrement attractif dans des villes où les prix de l’immobilier atteignent des sommets. Le contrat liant les colocataires au propriétaire prend deux formes principales : le bail commun et le bail individuel.
En 2026, la colocation concerne des millions de personnes en France. Si les étudiants en ont longtemps été les principaux adeptes, les actifs et même les seniors s’y tournent de plus en plus. La recherche d’un logement abordable, combinée à l’envie de ne pas vivre seul, a transformé ce mode de vie en véritable choix de société.
Les spécificités du contrat de bail en colocation
Avant de signer, il faut savoir quel type de contrat vous engage. La colocation implique des règles particulières qui diffèrent d’une location classique, notamment sur la question du dépôt de garantie, de la solidarité entre colocataires et des obligations du propriétaire. Le bail doit mentionner clairement le montant du loyer, les charges, la répartition des pièces et l’identité de chaque colocataire.
Le bail commun
Dans un bail commun, tous les colocataires signent le même contrat avec le propriétaire. Chacun est solidairement responsable du paiement du loyer et des charges — si l’un des colocataires ne paie pas sa part, les autres doivent couvrir le manque. Cette solidarité ne s’applique que si elle est expressément mentionnée dans le contrat ; sans cette clause, chaque locataire n’est responsable que de sa propre quote-part.
Le propriétaire reçoit un loyer global et n’a qu’un seul bail à gérer. Le dépôt de garantie est commun à tous les colocataires. En cas de départ de l’un d’eux, un avenant au bail doit être signé pour que le contrat se poursuive avec les colocataires restants. La garantie demandée ne doit pas dépasser le plafond légal, fixé par la loi.
Le bail individuel
Le bail individuel lie chaque colocataire au propriétaire par un contrat distinct. Chaque locataire paie son propre loyer, verse son propre dépôt de garantie et donne congé indépendamment des autres. Ce système, moins courant en France, offre plus de souplesse à chaque colocataire mais impose au propriétaire de gérer autant de contrats que d’occupants. On le retrouve surtout dans les résidences gérées et les colocations meublées.
Bail commun vs bail individuel : tableau comparatif
Pour choisir le bon type de bail, comparer les deux formules est indispensable. Le bail commun est souvent privilégié par les propriétaires car il simplifie la gestion et sécurise le paiement du loyer. Le bail individuel donne plus d’autonomie à chaque colocataire, au prix d’une gestion plus lourde pour le bailleur.
| Critère | Bail commun | Bail individuel |
|---|---|---|
| Nombre de contrats | Un seul pour tous | Un par colocataire |
| Solidarité sur le loyer | Oui (si clause prévue) | Non |
| Dépôt de garantie | Commun à tous | Individuel |
| Départ d’un colocataire | Avenant au bail nécessaire | Résiliation individuelle |
| Gestion pour le propriétaire | Simplifiée | Plus complexe |
5 avantages à opter pour la colocation
La colocation a largement dépassé le statut de solution temporaire pour étudiants fauchés. En 2026, elle s’impose comme un choix de vie à part entière, motivé par des raisons économiques, sociales et pratiques. Voici les cinq atouts qui expliquent son succès grandissant en France.
- Réduire son loyer : partager un grand appartement entre deux ou trois colocataires revient souvent bien moins cher que louer deux ou trois studios séparés dans la même ville.
- Mutualiser les charges : eau, électricité, internet, assurance habitation — toutes ces dépenses sont partagées, ce qui allège significativement le budget mensuel de chaque colocataire.
- Accéder à de meilleures surfaces : la colocation ouvre l’accès à des logements plus grands et mieux situés que ce que chacun s’offrirait seul avec le même budget.
- Briser l’isolement : vivre avec des colocataires crée du lien social, un avantage non négligeable pour les personnes nouvellement arrivées dans une ville ou en reconversion professionnelle.
- Gagner en flexibilité : selon le type de bail, la colocation s’adapte mieux aux transitions de vie — changement d’emploi, retour aux études, mobilité géographique.
Si vous vivez en colocation dans un immeuble collectif, certains problèmes de parties communes peuvent vous concerner directement. Notre article sur l’ascenseur en panne en copropriété vous explique qui doit intervenir et qui doit payer en cas de panne dans votre immeuble.
Ce que la loi prévoit pour la colocation
La colocation est encadrée par la loi ALUR de 2014, complétée par la loi du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs. Le propriétaire doit remettre à chaque colocataire un exemplaire du bail, accompagné d’une notice d’information sur les droits et devoirs de chacun. Le dépôt de garantie est plafonné à un mois de loyer hors charges pour un logement non meublé, et à deux mois pour un logement meublé. Cette somme doit être restituée dans les délais légaux à la fin de la location.
En matière de garantie, la loi encadre ce que le bailleur doit accepter. Si les colocataires bénéficient déjà d’une garantie type Visale, le propriétaire ne doit pas cumuler cette garantie avec une caution personnelle d’un tiers. Le colocataire doit souscrire une assurance habitation couvrant sa responsabilité civile — c’est une obligation légale dans toute colocation, sans exception.
À la sortie, le propriétaire dispose d’un mois pour restituer le dépôt de garantie si l’état des lieux est conforme à l’entrée, ou de deux mois en cas de dégradations constatées. Si vous envisagez de louer ou d’acheter un logement avec du caractère pour y pratiquer la colocation, sachez qu’une maison meulière présente des spécificités architecturales et techniques qu’il vaut mieux connaître avant de s’engager.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une collocation ?
« Collocation » avec deux « l » est un terme de linguistique qui désigne l’association naturelle et fréquente de deux mots dans une langue, comme « lancer une idée » ou « commettre une faute ». Ce terme n’a aucun rapport avec le fait de partager un logement. À ne pas confondre avec « colocation » (un seul « l »), qui désigne la location partagée d’un appartement ou d’une maison entre plusieurs locataires liés par un bail.
Comment écrit-on colocation ?
On écrit colocation avec un seul « l ». C’est l’orthographe officielle et juridique pour désigner la location partagée d’un logement entre plusieurs colocataires. La forme avec deux « l » (collocation) renvoie exclusivement à un concept de linguistique et ne doit jamais être utilisée dans un contexte immobilier ou contractuel.
Qu’est-ce qu’une collocation en français ?
En français, une collocation (deux « l ») désigne une combinaison de mots qui co-apparaissent naturellement dans la langue. Des exemples courants : « prendre une décision », « temps libre » ou « forte pluie ». Ce terme appartient à la grammaire et à la lexicologie, et s’utilise principalement dans l’enseignement du français comme langue étrangère. Il n’entretient aucun lien avec l’habitat partagé entre colocataires.
Quelle est la définition juridique d’une collocation ?
Sur le plan juridique, le terme consacré est colocation (un seul « l »). La loi ALUR du 27 mars 2014 la définit comme la location d’un même logement par plusieurs locataires — les colocataires — constituant leur résidence principale, liés au propriétaire par un bail unique (bail commun) ou des baux distincts (bail individuel). Le loyer, les charges et le dépôt de garantie sont répartis entre les colocataires selon les modalités du contrat signé.